Fausse simplicité PDF Imprimer Envoyer
Histoire de la poupée - Histoire de la poupée
Vendredi, 13 Février 2009 11:55

      Les corps en carton ne sont pas de moindre qualité que ceux en composition. Leur fausse simplicité dissimule une résistance et des soins dignes des meilleurs exemplaires de poupées. Dans le cas de la poupée espagnole des années 50, Mariquita Pérez, les articulations de son corps en carton présentent une mobilité très étudiée et bien réussie.

     Les articulations les plus simples sont sur les bords, permettant de tourner les différentes pièces dans un sens seulement. A la fin du XIX° siècle, apparaissent en France les premières articulations à boule : une des pièces comporte une boule tournant dans une chausse moulée dans l’autre pièce.

     D’autres systèmes vont en découler, Mariquita Pérez, la poupée de cette page, correspond à un des modèle des années 50 à neuf articulations. Les modèles précédents ont un corps à cinq articulations, ce qui est le plus courant.

   

     Le corps de cette poupée en carton, peint en Duco puis verni, a toujours été d’une grande qualité. On fabrique d’abord une matrice en métal pour chaque pièce ; le carton cuit et mélangé à la colle est comprimé dans ces matrices par une presse. Puis on laisse le carton sécher et les pièces sont collées entre elles, au besoin agrafées pour renforcer.

     La beauté du corps de Mariquita est sans doute due, dans une grande mesure, à ses articulations peu visibles. Les premiers corps articulés à boules recherchent le naturel des positions. 

 Texte et photos relevés dans la revue « dames d’époque » des Editions Atlas

 

Commentaires

avatar Mamiebenin
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Je possède une poupée arborant ce genre d'articulations, mais en vinyle. C'est vrai que cela lui permet de prendre des positions naturelles.J'admire l'ingéniosité de ceux qui ont imaginé cette technique!
Bonne journée!
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